Internet
Le commerce sur Internet: e-commerce et m-commerce
Le téléphone portable : le magasin mobile ?
Le téléphone portable permet et permettra encore plus demain d'accéder à tous les services développés sur internet.
Moins connu que le e-commerce, le m-commerce recouvre tous les actes marchands qui peuvent être effectué d'un téléphone portable ou d'autres terminaux nomades de types Palm Pilot ou Psion.
Selon le cabinet d'étude Strategy Analytique, le chiffre d'affaires généré par le m-commerce au niveau mondial devrait atteindre les 14 milliards de dollars en 2004.
Les limites du e-commerce...
La communication publicitaire qui accompagne l'explosion des sites marchands sur Internet répond à ce même souci de se couler dans les nouveaux rythmes de vie en essayant de persuader les consommateurs que le cyber-commerce va lui permettre de se soustraire aux contraintes de temps ( horaires d'ouverture ) et de lieu propre au commerce traditionnel. "Pouvoir acheter quand on veut" est la principale motivation d'achat (61%) contre 39% de pouvoir comparer les prix. Et ce phénomène devrait prendre une nouvelle ampleur avec la possibilité de faire ses courses en utilisant la nouvelle génération de téléphone mobile permettant de surfer - et donc d'acheter - sur Internet ( le m-commerce ).
Reste encore un certain nombre de freins liés soit à l'équipement des ménages (25% des ménages connectés sur le net en 2002) soit à l'acte d'achat lui- même ( ne pas pouvoir essayer, crainte sur la qualité de la marchandise, crainte de donner son numéro de CB, crainte que les délais de livraisons soient trop longs ) .
Si internet est un formidable media, il n'est toujours pas un canal de distribution à part entière. Seuls 0.5% des visiteurs de Fnac.com achètent véritablement en ligne, alors que 40% des visiteurs d'une vraie FNAC en ressortent avec un produit.
Les achats sur internet sont encore très typés (à 47% voyages, 25% électronique et informatique et 10% livres, musiques, vidéo. En France, les achats alimentaires sur le net représentent toujours moins de 1% des achats alimentaires effectués annuellement dans l'hexagone. Des chiffres qui expliquent les difficultés des cyber-épiciers français qui sont soit obligés de fermer comme C.mescourses, soit de réduire la voilure comme Carrefour avec Ooshop ou Cora avec Hourra.fr.
... celles des livraisons
Si le cyber-commerce n'est pas aujourd'hui au mieux de sa forme dans certains secteurs, son développement aura au moins eu un mérite : celui d'inciter les enseignes traditionnelles à développer les services livraison dans leurs magasins.
Aujourd'hui 2/3 des livraisons proviennent d'un supermarché et "seulement" 1/3 d'un cybermarché.
Ainsi, selon le Crédoc, les livraisons à domicile représenteraient en moyenne 5% du chiffre d'affaire d'un point de vente alimentaire, mais jusqu'à 25% pour certains magasins (notamment pour le Inno de Montparnasse, ou le Monoprix de Boulogne-Billancourt). Monoprix annonce que le volume progresse de 7 à 9%, et qu'en Île de France d'ici 5 ans, la part des achats avec livraison pourrait atteindre 10% des achats alimentaires.
Le problème est que si la livraison rencontre un réel succès auprès d'une population plutôt aisée, elle est loin d'être rentable. Le coût d'une livraison se situe en effet dans une fourchette allant de 15 à 22, alors que les enseignes ne la facturent en moyenne qu'entre 5 et 12. On est donc encore loin de la révolution et du mythe du consommateur qui n'aurait plus besoin de se déplacer.
Reste que globalement, quelque soit la réussite ou l'échec à venir de telle ou telle enseigne ou site marchand, l'arrivée d'internet va fondamentalement changer la façon de consommer et l'approche que vont avoir les consommateurs et les distributeurs des magasins traditionnels.
Quelles conséquences pour le grand commerce ?
"Si le commerce électronique se développe, il va falloir redonner une valeur ajoutée au magasin. Il est certain que cette évolution va nous amener à retravailler l'offre en magasin notamment les services: assistance à la vente, information consommateurs, service après-vente, suivi du client...", souligne Michel-Edouard LECLERC - Leclerc.
